top of page

GR34 - J8

Photo du rédacteur: JC Duval
JC Duval
10 sept.
3 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 5 jours

Kerenoc - Trébeurden

☞ 24KM, 350m D+

Jeudi 10 septembre 2026

✧ Hier, nous avons dîné au restaurant du golf, tout près de là, où nous avons croisé à nouveau notre désormais fidèle amie espagnole.

Ce matin, la propriétaire des lieux a déposé le pain et les croissants que nous lui avions commandés hier soir. Elle est papetière, un métier qui sort de l'ordinaire. Elle fabrique des feuilles à partir de fibres végétales comme le lin, le coton ou le mitsumata - aussi appelé le daphné à papier - et collabore avec des relieurs, des calligraphes ou encore des décorateurs.


En discutant, nous apprenons qu'avant de venir en Bretagne, son papa était en poste à l'Office national des forêts en Normandie, dans l'Orne. Elle souligne même qu'enfant, elle habitait la maison forestière de "La Belle-entrée". Fichtre, (•⩊•) mais c'est une maison que nous connaissons bien ! De très bons amis y ont vécu… et il semble qu'ils s'y soient installés peu après son départ. Drôle de coïncidence.

Nous rejoignons la côte, mais le sentier nous rejette rapidement dans les terres. Nous faisons une boucle pour retrouver un peu plus loin la départementale qui longe le rivage. Profitant de la marée basse, nous suivons tant bien que mal l'itinéraire par la plage, mais vient le moment où l'absence de sentier nous oblige à reprendre le bitume. Ce début d'étape est un vrai pensum.


Nous finissons par bifurquer vers l'Île-Grande. Sur la grève, nous croisons un groupe de marcheuses chevronnées à qui nous demandons s'il est possible de couper par la baie afin de s'épargner le détour par le pont. Elles nous assurent que non, mais nous avons un doute et tentons tout de même la traversée… Finalement, nous accostons l'île sans aucun problème, gagnant au passage une bonne demi-heure de marche.


À l'une des pointes, nous butons sur les vestiges des carrières de Kastell Erek, d'où a été extrait le fameux granit bleu destiné au Viaduc de Morlaix ou encore aux pavés parisiens.



Devant ces immenses fronts de taille, on devine le lourd labeur des carriers découpant la roche au rythme du ballet incessant des gabares qui, à marée haute, venaient charger les blocs. À la fin du XIXe siècle, chaque jour, près de huit cents tonnes de granit étaient arrachées à l'île. Le déclin s'est opéré à l'issue de la Première Guerre mondiale, l'activité s'arrêtant définitivement à la toute fin des années quatre-vingt.


Nous ressortons de l'île, par le pont cette fois-ci. Le balisage nous renvoie encore une fois dans les terres, nous obligeant à faire une boucle pour nous perdre et nous ramener pratiquement à notre point de départ.


Nous finissons par rejoindre Trébeurden en passant devant le manoir de Lan Kerellec, certainement le plus bel hôtel de la ville. Mais, on oublie… pour nous ce soir, c'est camping.


Trébeurden, à la différence de Perros, n'est pas qu'une station balnéaire, c'est aussi une vraie ville avec une vraie vie. L'île de Milliau se dresse face au port. Pendant les Années folles, ce rocher vivait au rythme des fêtes mémorables du Tout-Paris, orchestrées par Aristide Briand et sa riche maîtresse, également maîtresse des lieux.

Le site est aujourd'hui protégé par le Conservatoire du littoral.


Nous suivons un banc de jolis poissons en mosaïque multicolore incrustés dans les blocs de granit qui bordent la route du port. Ils semblent plus fiables que le balisage blanc-rouge que nous sommes censés suivre.


Nous terminons ce bel après-midi par un arrêt à la terrasse d'un café où nous biberonnons nos Plancoët-menthe.


Santé… A demain.


À chaque étape son post

 


Etape du jour : Kerenoc - Trébeurden

Proverbe breton : "Quand il fait chaud, vaut mieux être poisson dans l'eau que sardine dans le métro."




Posts récents

Voir tout

Commentaires


Sciences

et autres petites choses ...

©2020 par JC Duval. Créé avec Wix.com

bottom of page