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  • Photo du rédacteurJC Duval

Grothendieck

'Celui qui craint de se tromper est impuissant à découvrir'

Alexandre Grothendieck (1928 - 2014)

 

❀❁ Plus qu'un mathématicien de génie, un idéaliste


✧→ C'est essentiellement sur la géométrie algébrique qu'ont porté les travaux de Grothendieck.

Il est considéré comme l’un des grands mathématiciens du 20ème siècle. ♾ On peut affirmer qu'il a révolutionné les mathématiques, en particulier la géométrie, au même titre qu'Einstein pour la physique.

Il a transporté la géométrie au sein de l'arithmétique, permettant ainsi de résoudre des problèmes qui sinon sont insolubles avec la seule théorie des nombres.

D’un point de vue plus élémentaire, aucune porte n’est jamais entièrement fermée ou entièrement ouverte, ça n’a pas de sens. Cette dichotomie qui provient peut-être de la mathématique, de la logique aristotélicienne, a vraiment imprégné le mode de pensée, y compris dans la vie de tous les jours et dans n’importe quel débat d’idées ou même de vie personnelle. C’est une chose que j’ai souvent remarquée en discutant avec des personnes, que ce soit en privé ou en public. En général, les personnes voient deux alternatives extrêmes et ne voient pas de milieu entre les deux. Si mon interlocuteur a choisi une certaine alternative et que j’aie une vision qui se situe au-delà de celle qu’il considère comme bonne, tout aussitôt, il m’accusera d’avoir choisi l’alternative extrême opposée, parce qu’il ne voit pas le milieu.
Alexandre Grothendieck à Bure-sur-Yvette dans les années 60.

Alexandre Grothendieck à Bure-sur-Yvette dans les années 60

“Craindre l’erreur et craindre la vérité est une seule et même chose. Celui qui craint de se tromper est impuissant à découvrir. C’est quand nous craignons de nous tromper que l’erreur qui est en nous se fait immuable comme un roc. Car dans notre peur, nous nous accrochons à ce que nous avons décrété “vrai” un jour, ou à ce qui depuis toujours nous a été présenté comme tel. Quand nous sommes mûs, non par la peur de voir s’évanouir une illusoire sécurité, mais par une soif de connaître, alors l’erreur, comme la souffrance ou la tristesse, nous traverse sans se figer jamais, et la trace de son passage est une connaissance renouvelée.”.

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