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GR34 - J13

Photo du rédacteur: JC Duval
JC Duval
15 sept.
3 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 18 heures

Morlaix - Carantec

☞ 18,2km, 350m D+

Mardi 15 septembre 2026

✧ Morlaix est une ville coincée au fond d'une étroite vallée, au confluent de deux cours d'eau qui forment la rivière de Morlaix. Cependant, ne vous fiez pas à son nom, elle rejoint bel et bien la mer.

Ce matin, nous laissons derrière nous l'impressionnant viaduc ferroviaire qui enjambe et domine la vallée. Son granit provient des carrières de l'Île-Grande, que nous avons visitées il y a quelques jours.


Nous suivons le fleuve, à pied cette fois-ci. Au bord de la route, un sapin est décoré de boules de Noël. Les Bretons ont le chic pour prolonger la magie des fêtes, ou alors, ils sont très prévoyants.



Nous sommes coincés entre l'asphalte et un ciel gris. Ce début d'étape nous paraît bien monotone.

Nous finissons par retrouver le sentier qui mène à Locquénolé. À la sortie de la forêt qui couvre le versant ouest de la vallée, nous arrivons à la cale de Brûly.

Autrefois, pour traverser l'estuaire, les habitants utilisaient un bac : une simple barque à rames maniée par un passeur. Un panneau d'information mentionne qu'avant que le service ne cesse dans les années soixante-dix, les enfants de l'autre rive l'empruntaient pour aller à l'école.



Locquénolé est un très joli petit village. Nous franchissons le porche de l'église et découvrons avec surprise des vitrines qui abritent calices, ciboires, ostensoirs et autres objets liturgiques.


A défaut de vin de messe, nous buvons notre Plancoët au café-restaurant de la place de l'église. Il est tenu par deux femmes, deux restauratrices qui, après avoir bourlingé aux quatre coins du globe, ont repris l'affaire il y a deux ans. Le bar est convivial et ouvre sur une épicerie de produits locaux.


En sortant du village, nous tombons sur une immense serre horticole. C'est très impressionnant : sous cette verrière de trois ou quatre mètres de haut et sur une surface d'environ un hectare - plus de dix mille mètres carrés - les plants pour la Toussaint sont déjà en culture.


En empruntant les chemins creux, nous débouchons sur une large plaine qui s'en va mourir tout en douceur dans la baie. Le soleil brille. Les ostréiculteurs sont toujours à pied d'oeuvre dans les parcs que nous contemplions hier depuis l'autre rive.


Au loin, nous apercevons le château du Taureau, un fort du type de celui de fort Boyard, qui barre l'entrée de la baie. Ce bastion du XVIe siècle a été sauvé de la ruine grâce à une grande restauration qui a été menée dans les années 2000.



Nous sommes de nouveau renvoyés sur le bitume pour finalement arriver sur une plage de sable fin bordée par un golf. Une grande partie de la baie est découverte et les bateaux tiennent en équilibre sur leur quille. Nous longeons une piscine de mer qui, elle, reste remplie, mais se trouve, à cette saison, désertée par les baigneurs.


Voilà Carantec, le terme de notre étape. Après avoir pris une douche à l'hôtel, nous filons au Musée de la marine à l'entrée de la ville. Un charmant petit musée dont la visite s'articule autour de deux thématiques : l'une revient sur les différentes embarcations qui naviguent ou naviguaient dans la baie, l'autre commémore la Résistance locale avec la filière Sibiril et les départs clandestins survenus de 1940 à 1944.

Une projection en réalité virtuelle nous plonge à vingt-cinq mètres sous l'eau, à la découverte d'une épave mystérieuse.

Après avoir fait le tour des vitrines, je passe un petit peu de temps à discuter avec le président de l’association qui a fondé ce musée, au sujet de son livre sur les combattants de l'ombre qui sont partis d'ici pour rejoindre l’Angleterre.


Nous continuons notre tour de ville en rejoignant la Chaise du Curé, un site naturel qui désigne à la fois une petite crique et un point de vue panoramique sur la baie de Morlaix.

Comme certainement bon nombre de touristes, nous prenons 'la' photo qui se doit d'être prise, assis face à la mer sur un rocher en forme de trône.



Regagnant le centre-ville, nous visitons la petite église au clocher en pierre. Dans le transept, nous contemplons - une nouvelle fois - un trésor d'objets liturgiques placés devant une fresque contemporaine, aux lignes cubistes et aux couleurs fauves, figurant un Christ en croix. Mais dans le chœur… point de chaise de curé !


À chaque étape son post

 


Etape du jour : Morlaix - Carantec

Le Père Dudevue manque à l'appel et l'Abbé Tasse ne l'a pas vu.




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